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Le vent : les faits
Autant en rapporte le vent. Il est temps d’être dans le vent.
Le système de production d’électricité du Canada est à un carrefour. La demande s’accroît et de nombreuses centrales approchent la fin de leur vie utile. Nous avons besoin de plus d’énergie et le fait que nous sommes préoccupés par les dommages causés par les changements climatiques, la pollution atmosphérique et les pluies acides signifient que nous devons trouver des moyens plus propres de produire de l’électricité.
Le vent constitue un aspect évident de la solution. L’énergie éolienne s’installe rapidement et n’engendre pas de pollution atmosphérique ni de gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques. En fait, si l’on se fie au récent rapport du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat, selon lequel on indique que pour contrer les répercussions catastrophiques des changements climatiques nous devons faire en sorte que les émissions à l’échelle mondiale atteignent un sommet et commencent à diminuer avant 2020, l’énergie éolienne peut être la solution idéale en ce moment. [Trad.] « Au cours de cette période charnière entre maintenant et la fin de la prochaine décennie, nous représentons la solution au problème d’approvisionnement et cela constitue une responsabilité considérable », a déclaré M. Steve Sawyer, le secrétaire général du Global Wind Energy Coucil (Conseil mondial de l’énergie éolienne).
Quelles options s’offrent à nous? L’énergie nucléaire ne produit pas d’émissions, mais pour que cette technologie puisse maintenir sa part de marché actuelle, entre 150 et 180 nouvelles centrales devront être construites entre maintenant et 2020. La complexité du processus d’autorisation et de construction de ces centrales rend cette possibilité peu probable.
Le charbon propre est une option envisagée par certaines entreprises énergétiques dans le monde, mais la commercialisation de la technologie ne se réalisera pas avant de nombreuses années. La Canadian Clean Power Coalition (Coalition canadienne pour l’énergie propre) estime que ce n’est pas avant 2015 qu’une centrale de démonstration de 500 MW pourrait être en production.
La construction de nouvelles grandes centrales hydroélectriques est aussi une possibilité, mais elle doit être planifiée à long terme et fera face à une farouche opposition du public en raison des catastrophes environnementales engendrées par l’inondation d’immenses surfaces de terres. Les petites centrales hydroélectriques au fil de l’eau engendrent moins de répercussions, mais elles deviennent de plus en plus difficiles d’accès. Les centrales de production de gaz naturel sont faciles à construire, souples sur le plan du fonctionnement et produisent moins d’émissions que le charbon, mais l’approvisionnement à la baisse et l’incertitude liée à ce que seront les prix des carburants l’année prochaine, sans parler dans 20 ans, en fait un choix risqué. D’autres technologies énergétiques renouvelables, comme l’énergie solaire et l’énergie marine, ne sont pas encore assez évoluées point pour faire une contribution importante à court terme.
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