(Français) L’industrie éolienne québécoise tente de percer à l’étranger

Après avoir atteint une certaine maturité au Québec, l’industrie éolienne québécoise entend maintenant se tourner davantage vers l’exportation pour percer les marchés étrangers. 

Le colloque de l’industrie éolienne, qui se termine aujourd’hui à Gaspé, a été, entre autres, le théâtre de rendez-vous d’affaires dans le but de permettre aux entreprises québécoises de viser l’international.

Christian Babin et son partenaire Yvon Desjardins ont multiplié les rencontres depuis le début du colloque éolien pour vendre leur système de freinage et de plaquettes de frein.

« Ce qu’on envisage, c’est que notre protection va être à 90-95 % exportée, aux États-Unis, en Amérique du Nord et en Europe », indique M. Babin, président de Plaquette de freins B&B.

Depuis lundi, plus de 150 réunions se sont tenues dans « un contexte de rencontres de 12 minutes, un peu comme du speed dating d’affaires », tel que le décrit Frédéric Côté, directeur général de Technocentre éolien.

« Des pas de géant »

L’exportation est négligée depuis 10 ans, mais selon les fournisseurs québécois, il aurait été difficile de percer les marchés étrangers avant d’avoir développé une industrie crédible au Québec.

C’est maintenant chose faite, d’après Frédéric Côté, qui soutient que Montréal est la ville où se trouve la plus forte concentration d’expertise dans le domaine éolien de l’est de l’Amérique du Nord.

« En 10 ans, on a fait des pas de géant. On s’ouvre sur les marchés d’exportation », assure-t-il.

« Ce que permettent les appels d’offres à des entrepreneurs comme nous, c’est de développer des produits ici, avec des partenaires du Québec. Et après avoir développé et expérimenté la technologie, c’est facile de l’exporter ailleurs », souligne pour sa part Yvon Desjardins.

Actuellement, l’industrie éolienne québécoise n’exporte qu’environ 20 % de sa production.

D’après le reportage de Martin Toulgoat.