Pierre Arcand annonce une démarche concertée avec l’industrie éolienne

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, a annoncé la mise en place d’un groupe de travail commun gouvernement-industrie sur les conditions nécessaires au développement de l’industrie éolienne québécoise.

« Le Québec se situe au deuxième rang au Canada, après l’Ontario, sur le plan de la puissance éolienne installée avec 2 400 MW, soit 30 % du total de la puissance installée au pays. Afin d’assurer la pérennité de l’industrie, il faut maintenant aider les entreprises à développer leur expertise et leurs produits afin qu’elles augmentent leurs exportations et leur capacité à répondre à des besoins spécifiques. Voilà quel sera le mandat du groupe de travail », a mentionné Pierre Arcand.

Les membres du groupe de travail seront sollicités au cours des prochaines semaines. Ce groupe sera composé des principaux acteurs de l’industrie : turbiniers, développeurs de projets et manufacturiers de pièces. Ces membres auront pour tâches de cerner la situation actuelle, de cibler les marchés potentiels et d’élaborer des pistes de solution pour permettre aux entreprises de relever les défis auxquels elles font face.

La filière éolienne québécoise accueille avec satisfaction la création de ce groupe de travail et offre toute sa collaboration au gouvernement dans le cadre de cette consultation. « Par cette approche concertée, le Québec se dote d’un outil structurant permettant d’accroître le développement et le rayonnement de sa grappe industrielle », constate Jean-François Samray, PDG de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER).

« Nous saluons cette initiative du gouvernement, qui peut être assuré de notre participation à la consultation. Nous entendons faire valoir les avantages pour le Québec de doter notre industrie d’un cadre stable et prévisible qui favorisera les investissements et permettra un approvisionnement varié en électricité propre, fiable et à faible coût », a ajouté Jean-Frédérick Legendre, directeur pour l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA) au Québec.

La filière éolienne québécoise a généré une industrie manufacturière dynamique. La grande majorité des entreprises qui y sont associées se sont développées dans la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et dans la MRC de la Matanie. Dans l’ensemble, cette industrie engendre plus de 5 000 emplois au Québec, dont 1 200 en Gaspésie et dans la MRC de la Matanie. D’ici à 2017, elle aura généré des investissements de 10 milliards de dollars.

« Il est temps de repenser la filière éolienne et de développer une vision d’avenir porteuse pour cette industrie afin de lui donner une nouvelle impulsion pour la rendre plus compétitive et l’orienter notamment vers la production de composantes stratégiques. Cette réflexion que nous menons servira à alimenter la prochaine politique énergétique du Québec, qui viendra indiquer les orientations gouvernementales quant au développement futur de la filière éolienne », a précisé le ministre.

Une démarche qui confirmera l’intérêt de poursuivre le développement de la filière

L’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA) se réjouit de la création du groupe de travail sur la filière éolienne annoncé aujourd’hui par le gouvernement du Québec. Confiante que cette démarche confirmera l’intérêt de mettre en place les conditions permettant la consolidation optimale de la filière au Québec, l’Association sera partie prenante de ce groupe de travail et compte y faire valoir les avantages de l’éolien, un atout pour la future politique énergétique du Québec.

« L’éolien a un rôle à jouer dans l’économie et le développement énergétique durable du Québec, a déclaré Jean-Frédérick Legendre, directeur Québec pour CanWEA. La province se trouve actuellement dans une bonne position pour que la prochaine phase de développement de la filière éolienne génère de nouveaux investissements et attire la production de nouvelles composantes. L’extension des activités de la filière éolienne constitue aussi une opportunité d’accroître les exportations du Québec. L’énergie éolienne mise en service au Québec à l’heure actuelle est compétitive au plan des coûts avec toute nouvelle forme de production d’électricité. Nous sommes déterminés à travailler de concert avec le gouvernement pour faire en sorte que l’industrie puisse évoluer dans un contexte favorable et pré! visible qui est nécessaire à la concrétisation de tous ces projets. »

Avec la création de plus de 5000 emplois, la filière éolienne a engendré des investissements de 10 milliards $ au Québec au cours de la dernière décennie, et contribue maintenant à la hauteur de 500 millions $ par année au PIB de la province. L’industrie, qui s’est développée en l’espace de dix ans grâce à une approche intégrée et prévisible des gouvernements qui se sont succédé, est porteuse pour le Québec.

En effet, son développement a généré des retombées économiques en région, notamment en Gaspésie, mais il est aussi important de souligner que Montréal est devenue, au fil des ans, le pôle le plus important de l’industrie éolienne dans l’est de l’Amérique du Nord. Des entreprises québécoises et étrangères s’y côtoient désormais et un grand nombre de projets éoliens situés à l’extérieur du Québec ont vu une ou plusieurs de leurs étapes de réalisation passer par la métropole.

En plus d’être à l’origine de nombreux investissements et de retombées économiques importantes, la filière éolienne crée une expertise d’avant-garde pour le Québec. Il s’agit d’une énergie propre, fiable et abordable à l’avantage de tous les consommateurs québécois d’électricité.

Boralex salue l’initiative du ministre Arcand

Boralex inc. accueille favorablement la création, par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, d’un groupe de travail conjoint gouvernement-industrie sur les conditions à mettre en place pour assurer le développement de l’industrie québécoise éolienne.

« Nous sommes confiants que les échanges du groupe de travail permettront d’assurer la pérennité de cette industrie qui génère des milliards d’investissements au Québec et des millions de retombées directes aux communautés. Encourager son essor, c’est enrichir le Québec d’une expertise de pointe tout en diversifiant notre portefeuille énergétique » affirme monsieur Patrick Lemaire, président et chef de la direction de Boralex.

Il ajoute que « l’avenir de l’industrie éolienne repose sur une stratégie énergétique visionnaire qui inclut des mégawatts domestiques afin d’assurer à la chaîne manufacturière la stabilité nécessaire pour exporter. » Monsieur Lemaire souligne également que « l’éolien est non seulement une énergie verte structurante pour notre économie et notre portefeuille énergétique, mais elle représente également l’énergie complémentaire par excellence à l’hydroélectricité et est une source d’énergie compétitive comparativement aux projets hydroélectriques aujourd’hui. »

 

D’après le reportage de Réal-Jean Couture
L’Avantage