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L’énergie éolienne est l’une des nouvelles sources de production d’électricité connaissant la croissance la plus rapide au monde, et le Canada ne fait pas exception.

En 2000, lorsque l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA) s’est fixée comme objectif d’atteindre 10 000 MW de puissance éolienne au pays, nous n’en étions qu’à 137 MW de puissance installée. Cet objectif a été atteint en mai 2015.

Le nombre d’installations d’énergie éolienne construites au pays dans les cinq dernières années surpasse celui de toute autre source d’électricité, et la puissance installée augmente en moyenne de 23 pour cent par année. Par conséquent, le Canada joue un rôle de premier plan sur la scène internationale : il se classe au septième rang mondial au chapitre de la puissance installée, et représentait l’an dernier le sixième marché quant au développement de l’énergie éolienne.

Malgré ces progrès, nous commençons à peine à exploiter notre potentiel.

En effet, à l’heure où les gouvernements du monde entier tentent de réduire leur dépendance économique aux combustibles fossiles, le secteur de l’énergie connaît une importante mutation, et cette transition ira en s’accélérant dans la foulée de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.

Le Canada possède d’immenses ressources éoliennes de grande qualité qui peuvent être exploitées à prix concurrentiel, ressources dont doit tenir compte tout plan crédible de réduction des émissions de gaz à effet de serre. À court terme, l’énergie éolienne peut remplacer les combustibles fossiles et réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur de l’électricité, tout en jetant les bases d’une intensification de ces réductions, grâce à l’électrification dans d’autres secteurs de l’économie. Bon nombre d’études menées au Canada et à l’étranger ont montré que la seule façon de réduire les émissions à grande échelle pour prévenir les conséquences les plus néfastes des changements climatiques, c’est d’utiliser l’électricité non polluante pour alimenter les véhicules, les bâtiments et les industries.

Le réseau électrique canadien est déjà alimenté à plus de 80 pour cent par des sources d’énergie sans émissions – le meilleur taux parmi les pays du G7.

En tirant davantage profit de nos abondantes ressources éoliennes, hydroélectriques et solaires, nous pourrions générer de façon fiable toute l’électricité du réseau à partir de sources d’énergie sans émissions. L’énergie non polluante est un avantage concurrentiel pour le Canada, car elle lui permet d’atteindre ses objectifs environnementaux et d’exporter ses solutions vers les États-Unis, qui dépendent plus des combustibles fossiles. En se dotant des bonnes politiques, le pays peut mener la transition mondiale vers une économie sobre en carbone et saisir du même coup une immense occasion en matière d’emploi et d’investissement.

Pour en savoir plus

  • CanWEA et l’Association des industries solaires du Canada ont présenté au gouvernement fédéral des recommandations sur l’approche du pays en matière de changements climatiques dans le cadre de ses consultations sur la stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parmi ces recommandations, notons la tarification fixe du carbone, la décarbonisation du réseau électrique, la hausse des investissements dans les énergies renouvelables, l’accroissement de l’électrification et la mise en place d’une stratégie d’exportation de l’électricité renouvelable.
  • Le document Capitalizing on Canada’s Renewable Electricity Advantage* présente les recommandations de CanCORE concernant la stratégie canadienne de lutte contre les changements climatiques, notamment la décarbonisation du réseau d’ici 2050, l’électrification en vue de stimuler l’économie et l’élaboration d’une stratégie d’exportation de l’électricité renouvelable.
  • Selon l’Étude pancanadienne sur l’intégration de l’éolien, menée par des experts du groupe GE Energy Consulting, le Canada peut produire de façon fiable et rentable plus d’un tiers de son électricité à partir de l’énergie éolienne et par le fait même, générer des économies et des retombées environnementales considérables.
  • Le rapport Enabling Canadian Electricity Imports for Clean Power Plan Compliance*, commandé notamment par CanWEA, présente aux décideurs des différents États américains des lignes directrices techniques sur l’utilisation de l’énergie non polluante provenant du Canada pour l’atteinte de leurs objectifs en matière de climat. Parmi les recommandations figurent l’établissement de règles du jeu équitables pour les ressources locales et importées, le développement des lignes de transport d’électricité et la mise en place de processus concurrentiels efficaces.
  • Selon le rapport New Energy Outlook 2016*, de Bloomberg New Energy Finance, les prix du charbon et du gaz demeureront probablement bas, sans toutefois empêcher la métamorphose du réseau électrique mondial, qui se tournera vers les énergies renouvelables comme l’énergie éolienne et solaire. Les auteurs du rapport estiment qu’il faudra investir plus de 13 000 milliards de dollars américains dans les énergies sans émissions d’ici 2040 pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris, soit limiter la hausse de température mondiale à 2 °C d’ici la fin du siècle.

Liens utiles

Conseil canadien sur l’électricité renouvelable (CanCore)
Énergie propre Canada*
Pembina Institute*
Institut de l’énergie éolienne du Canada
TechnoCentre éolien
Global Wind Energy Council (GWEC)*
American Wind Energy Association (AWEA)*
WindEurope*

* Lien en anglais seulement