Faites la connaissance des finalistes des prix de CanWEA



20 mars, 2017

Plus tôt ce mois-ci, l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA) a dévoilé les finalistes de la 32édition de ses prix annuels. Et à seulement quelques semaines de l’annonce des lauréats, lors de notre Souper de remise de prix le 4 avril prochain, l’excitation commence à être palpable.

Ces prix sont très importants pour nous. Notre industrie regorge de femmes et d’hommes talentueux, déterminés à bâtir pour le Canada un avenir renouvelable. Si nous constatons tous les jours les fruits de leur passion et de leur dur labeur, nous prenons une soirée par année – depuis 1985 – pour célébrer les contributions majeures et exceptionnelles de certains d’entre eux.

Les 15 personnes et organisations finalistes des six prix de CanWEA, choisis par un jury de pairs parmi toutes les candidatures reçues, représentent donc la crème de la crème.

Prenez par exemple les finalistes du Prix R. J. Templin, le plus vieux des prix de CanWEA, qui reconnaît une contribution scientifique ou technique à l’avancée de l’industrie éolienne canadienne : GE Energy Consulting, en raison de sa direction de l’équipe d’experts ayant réalisé la novatrice Étude pancanadienne sur l’intégration de l’énergie éolienne de CanWEA, qui montre que le Canada peut combler de façon fiable et abordable plus du tiers de sa demande en électricité grâce à l’énergie éolienne; Philippe Coulombe-Pontbriand, directeur technique à Systèmes d’énergie renouvelable Canada, toujours à l’affût de nouvelles approches et de solutions innovantes pour relever les défis techniques auxquels fait face l’industrie; et Tom Lambert, directeur technique des services d’information à AWS Truepower, qui a conçu un logiciel d’analyse des données éoliennes s’étant imposé comme norme de l’industrie à l’échelle mondiale.

Le Prix Matt Holder du contact avec la communauté récompense les organisations et personnes déployant des efforts considérables pour établir des relations constructives et mutuellement profitables avec les collectivités où elles sont implantées. Les finalistes sont : Adam Rosso, directeur du développement à Boralex, qui met tout en œuvre pour mieux comprendre les besoins des intervenants locaux et y répondre; et Kruger Énergie, premier promoteur à construire un parc éolien dans la municipalité de Chatham-Ken, en Ontario, et qui a d’emblée pris un engagement soutenu auprès de la collectivité, signant ainsi une réussite exemplaire de collaboration entre l’industrie et les municipalités.

Provenant de différents horizons, les finalistes du Prix du leadership individuel ont en commun de voir grand et de ne pas rester les bras croisés. La crise financière mondiale et les barrières commerciales n’ont pas empêché Dan Balaban, président et chef de la direction de l’entreprise albertaine Greengate Power, de réaliser un projet éolien d’un milliard de dollars dans sa province natale. William Sutherland, directeur général principal à Manulife Financial, a quant à lui joué un rôle important dans l’atteinte de la maturité financière de notre industrie. En fait, Manulife est le premier – et toujours le plus important – prêteur aux parcs éoliens du Canada. À la retraite depuis l’an dernier, Jimmy Royer a pour sa part, dans le cadre de ses anciennes fonctions de conseiller technique principal à Ressources naturelles Canada, assumé un rôle pivot dans l’élaboration de politiques et de programmes ayant contribué à la rapide expansion de l’éolien au pays et ouvert la voie à sa croissance continue.

Passons aux finalistes du Prix du leadership collectif. Tout d’abord, l’Alliance éolienne de l’Est, une coalition de municipalités et de Premières Nations du Québec dont les investissements dans l’éolien devraient rapporter 10 millions de dollars par année sur 25 ans, des fonds qui pourront être réinvestis localement au profit des 300 000 citoyens actionnaires. Ensuite, le Créneau éolien Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine du Québec, un regroupement de plus de 70 entreprises, établissements de recherche et de formation et représentants du gouvernement s’étant donné pour mission de faire de la filière éolienne québécoise une des plus innovatrices et concurrentielles en Amérique du Nord. Enfin, le gouvernement de l’Alberta, dont le plan, qui prévoit le remplacement progressif du charbon comme source d’électricité et l’ajout de 5 000 MW à sa capacité de production d’énergie renouvelable d’ici 2030, en a fait le premier marché au Canada en ce qui concerne les nouveaux investissements dans le secteur éolien.

Trois parcs éoliens sont en lice pour le Prix du projet éolien : Bull Creek, un parc de 29,2 MW détenu par BluEarth Renewables et qui approvisionnera en électricité abordable, à long terme, 25 conseils scolaires en Alberta; Rivière-du-Moulin, d’EDF EN Canada, un parc de 350 MW qui est la plus grande installation du Canada, en partie détenue par les municipalités et les Premières Nations locales; et Niagara Region, un parc de 230 MW en Ontario qui est issu d’un partenariat fructueux et unique entre Boralex, Enercon et Six Nations of the Grand River Development Corporation.

Enfin, n’oublions pas le Prix « Ami du vent », qui nous donne la chance de saluer des alliés hors de l’industrie, soit des personnes qui ont participé à la promotion des nombreux avantages du développement éolien. Du lauréat ou de la lauréate de cette année, je ne vous souffle pas mot; mais, croyez-moi, il ou elle mérite amplement cette reconnaissance.

Grâce à ce survol de l’immense travail des finalistes des prix de CanWEA, vous aurez, je l’espère, une idée de la créativité et de la détermination qui ont transformé une technologie jadis expérimentale en l’un des chapitres les plus passionnants de l’histoire du secteur canadien de l’énergie. Qui que soient les gagnants, ils pourront être fiers de rejoindre les rangs des quelque 50 grands innovateurs ayant déjà remporté un de ces prix prestigieux.

J’espère aussi qu’en tant que membre de l’industrie éolienne canadienne, vous serez des nôtres lors du Souper de remise des prix, le 4 avril prochain. Pour y applaudir le travail de nos finalistes, bien sûr, mais aussi les réalisations de notre industrie dans son ensemble. Parce que ces prix sont bel et bien l’occasion de regarder notre passé avec fierté et notre avenir avec enthousiasme. Voilà, vous me le concéderez, qui mérite d’être célébré.

Lejla Latifovic
Conseillère en communication de l’Association canadienne de l’énergie éolienne