D’importantes retombées pour les milieux d’accueil



21 février, 2017

L’un des impacts tangibles du développement éolien au Québec s’est intensifié depuis quelques années : de nombreuses municipalités, MRC et communautés des Premières nations tirent des revenus importants liés à l’exploitation de parcs éoliens sur leur territoire ou à proximité.

Secor-KPMG chiffre à 25 M$ sur une base annuelle les contributions versées aux municipalités et aux propriétaires terriens qui accueillent des parcs éoliens.
Ces contributions sont accordées de manière durable par les propriétaires de parcs éoliens dans le cadre d’ententes avec les municipalités et les propriétaires terriens portant sur la durée des contrats d’approvisionnement en électricité, soit 20 à 25 ans.

En plus des contributions qu’elles reçoivent, plusieurs collectivités du Québec sont actionnaires dans des projets éoliens, c’est-à-dire qu’elles ont investi pour en être propriétaires, au moins en partie. En 2009, le gouvernement du Québec déclenchait le troisième appel d’offres en énergie éolienne, dit « communautaire », qui faisait en sorte que les promoteurs privés devaient établir des partenariats avec les collectivités locales afin que celles-ci détiennent un minimum de 25% de l’équité des projets. Dans plusieurs cas, des municipalités ont investi davantage que le minimum – la MRC Pierre-de-Saurel est même l’unique propriétaire d’un parc éolien entré en service à la fin de 2016.

Ces projets peuvent être reconnus par leur plus petite taille (ils étaient limités à 25 MW) et sont graduellement entrés en service au cours des dernières années. Déjà, les retombées sont importantes pour ces collectivités et leurs impacts sur les finances des municipalités se font sentir de façon importante année après année.

Depuis le lancement de ces projets, plusieurs collectivités ont continué à exprimer leur intérêt à investir dans des projets éoliens. Le milieu local fait partie de la structure de propriété de plusieurs projets lancés à la suite du troisième appel d’offres, notamment ceux de Mesgi’g Ugju’s’n, Ronceveaux et Nicolas-Riou. De plus, d’autres municipalités, MRC et Premières nations ont depuis investi dans des projets en service depuis quelques années, issus du 2e appel d’offres (2006).

L’énergie éolienne offre aujourd’hui des opportunités de développement économique pour plusieurs municipalités, MRC et communautés des Premières nations du Québec, alors que celles-ci sont à la recherche constante de nouvelles sources de revenus.

L’industrie éolienne québécoise a acquis dans les dernières années une expérience importante à travailler avec le milieu. La participation des collectivités, qu’elle soit financière ou non, est maintenant un incontournable dans la réussite d’un projet éolien au Québec. Il s’agit ici de mettre à profit les forces de chacun :

  • Les promoteurs de projets éoliens ont une expertise dans le développement, la construction et l’opération de parcs éoliens – c’est leur métier!
  • Les municipalités et les Premières nations ont, quant à elles, ont une connaissance inégalée de leurs milieux, de leurs populations et de leurs besoins.

Développer l’économie du Québec tout en générant d’importantes retombées pour le milieu, voilà un autre des atouts de l’énergie éolienne. Voilà une autre raison pour laquelle la poursuite de son développement est opportune.

Contribuer à la diversification de la vie économique et des sources de revenus pour les collectivités doit être au cœur des considérations qui mèneront à la mise en œuvre de la transition énergétique du Québec et de sa Politique énergétique 2030. Déjà, de nombreuses municipalités et Premières nations du Québec sont prêtes à participer de près à la réussite de projets éoliens. Plus que jamais, l’industrie éolienne est un partenaire de choix pour l’atteinte de ces objectifs.

Photo : LM Wind Power

Jean-Frédérick Legendre
Directeur régional de l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA) au Québec